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La master class de John R. MacArthur

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par Les étudiants de 1ère année

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 Crédit photo: Marie-Violette Bernard/EDJ


L’Ecole de journalisme de Sciences Po a eu l'honneur de recevoir en master class, le jeudi 18 octobre 2012, de 18h à 18h45, John MacArthur, président et publisher du Harper's Magazine, co-auteur de L'Illusion Obama (éditions Les Arènes), en partenariat avec Courrier International.

 

>> Ce qu'il faut retenir >>

  

Et si Barack Obama n'était pas l'homme politique que l'on croit connaître? Comment l'ancien sénateur de l'Illinois s'est-il imposé dans le "milieu corrompu" de la politique à Chicago, la ville de ses débuts?  A-t-il tenu ses promesses de la campagne de 2007,et notamment celle de réformer en profondeur l'Amérique? Pour John McArthur, président et publisher du Harper's Magazine, co-auteur de l'Illusion Obama (édition Les Arènes), ses chances de réélection à l'élection présidentielle du 6 novembre prochain sont minces, et c'est tant mieux.


"Barack Obama est le politicien le plus méconnu de notre époque", a-t-il déclaré en début de master class. Si, dans un récent portrait du Monde écrit par Corinne Lesnes, on le décrivait comme un homme fuyant les mondanités et buvant de la tisane le soir, se levant le matin aux aurores pour faire de la gymnastique, et finalement loin du "cool" qu'on lui prête. Pour McArthur, Obama est une "illusion". Se plaçant en outsider,"Barack Obama s'est vendu comme l'anti-Bush et l'anti-Clinton" alors qu'il ne ferait qu'appliquer des méthodes politiciennes du monde politique de l'Illinois et de Chicago. "Le milieu d'où est sorti Obama est le plus soviétique, le plus corrompu de l'Amérique", tâcle McArthur.

 

Où sont les réformes dont peut se vanter le président sortant?, continue le directeur du magazine, farouche opposant aux démocrates. La réforme du système de santé imaginée par le président des Etats-Unis n'est pas satisfaisante, estime-t-il, puisque  "9 millions d'Américains ne seront pas couverts par l'Obamacare". Un chiffre invérifiable. Sur la méthode, John McArthur trouve aussi à redire. Selon lui, il ne s'agit même pas initialement d'un texte émanant de l'administration de la Maison Blanche : "Obama a embauché une lobbyiste d'une compagnie d'assurance, Liz Fowler, pour rédiger la loi Obamacare."


Pas de raison d'oublier de passer au crible le mode de financement de la campagne du candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2008 : "Obama a refusé le financement public, car il savait que le privé allait apporter plus d'argent". A la différence du candidat républicain John McCain, Obama a levé des fonds auprès d'acteurs du secteur privé, comme la banque d'investissement Goldman Sachs. En tout, en 2008, Barack Obama a levé près de 750 millions de dollars quand John McCain a, lui, réuni 238 millions.

Pour conclure son intervention, le journaliste et écrivain a appelé l'audience à ne pas "se leurrer sur la presse américaine". Il n'a alors pas hésité à dénoncer les médias américains qu'il estime trop connivents avec les politiques : "Ceux qui vont contre le pouvoir sont rares : les patrons de presse sont complaisants avec le pouvoir".  

 


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